Le coin “PRIÈRES “

Aimer

Aimer, aller au plus profond de soi-même, chercher au cœur de son être la source même du bonheur.

Essayer de vivre l’harmonie toujours difficile de ce que je suis et de ce que j’aimerais être.

Vivre ce que je suis de meilleur malgré mes limites, mes pauvretés, mes lâchetés, mais aussi mes richesses et mes audaces les plus folles.

Aimer, comme prendre des risques, les risques de l’autre, quel que soit l’autre, quelle que soit la couleur de sa peau, quel que soit l’accent de sa voix, quelle que soit la disgrâce de ses traits.

Aimer, au-delà des blessures du cœur et du corps, et poser sur l’autre un regard d’amour, un regard capable de le réveiller, un regard capable de l’éveiller, un regard capable de le révéler.

Aimer, comme prendre le risque de Dieu.

Aller sur les terres de Dieu.

Prendre le risque de la rencontre et s’en aller si loin avec Dieu que l’on finit par lui ressembler un peu, avec cette bienveillance du regard et du cœur qui fait que l’autre n’en finit pas de grandir, de s’épanouir et de dire le meilleur de lui-même.

Aimer, comme aller jusqu’aux limites de soi, dans les terres où rien n’est jamais perdu, parce que tout est possible.

Anonyme


Comme une graine

En nous, Seigneur, comme une graine, tu déposes chaque jour l’espérance qui nous fait discerner dans les turbulences des événements les signes du monde à venir.

En nous, comme une graine, tu déposes chaque jour l’amour qui nous fait travailler avec persévérance pour que la joie soit distribuée sans compter autour de nous.

En nous, comme une graine, tu déposes chaque jour la foi qui allume les lueurs obstinées dans notre existence et qui nous permet d’entrevoir les traits discrets de ton visage, alors même que tout crie à ton absence, et que nous sommes tentés de tout abandonner.

En nous, comme une graine, tu déposes tes dons !

Nous sommes venus ensemble, notre Dieu Seigneur, te remercier pour cette graine semée.

Mais elle reste si petite, cette graine !

Et quand viennent les grands vents de la vie, elle a du mal, la graine déposée, à s’élever et à résister à tous les courants contraires qui tentent de l’étouffer.

C’est pourquoi, Seigneur, nous sommes venus ensemble te supplier : augmente en nous l’espérance, augmente en nous l’amour, augmente en nous la foi !

Danielle Laot Caulmont, prière déposée sur le site Internet de l’Eglise réformée de France en région parisienne.


Aller vers … pour être avec

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Seigneur, nous te prions. Apprends-nous à changer notre regard. Ouvre nos yeux sur les réalités de notre monde pour que nous les voyions, pour que nous ne les méprisions pas, pour que nous ne les redoutions pas, pour que nous les accueillions comme un rendez-vous de Dieu.

Apprends-nous à changer notre regard sur les certitudes qui nous enferment, sur les valeurs qui nous rassurent, sur les autres que nous verrouillons dans nos jugements tout faits.

Apprends-nous à entrer dans l’avenir, non pas à reculons comme des nostalgiques, mais comme dans un avenir où Dieu nous attend, où il est déjà visage.

Apprends-nous à écouter, à reconnaître les besoins de l’autre comme des paroles de Dieu et à ne pas avoir peur de l’inconnu qui est le visage de Dieu qui vient.

Anonyme.


Des pas sur le sable

Une nuit, j’ai eu un songe. J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur. Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque scène de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable : L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur. Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.

Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière. J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé : ” Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. “

Et le Seigneur répondit : ” Mon fils, tu m’es tellementprécieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné,pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur lesable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien:c’était moi qui te portais.

Rentrer chez Dieu

Rentrer chez Dieu comme on rentre chez soi, au bout de chaque jour, au bout de nos voyages, et trouver près de Lui le repos de son cœur.

Apprendre auprès de Lui ce que veut dire Aimer, et rallumer ce feu qu’il est venu répandre.

Savoir lui dire merci, et demander pardon, et l’embrasser sans crainte à la face du monde !

Chercher dans son regard à se perdre sans fin… silence bienheureux des gens simples qui se comprennent.

Tristesse et joie de l’âme, angoisse et espérance, passions et inquiétudes…

Tout, tout passe dans nos yeux. II sait tout, c’est vrai ; il voit tout, pourtant…

II attend que nos cœurs se posent dans le sien.

Rentrer chez Dieu comme on rentre chez soi, fatigués, consumés, mais capables d’aimer.

Être là. Juste être là. Laisser tomber ses bras… et puis se laisser prendre quand il ouvre les siens.

Je t’aime, Dieu, je t’aime, plus loin que tout amour, plus fort que toute faute ; et je me sais aimé, non pas tout seul, non, mais bien avec tous ceux et celles que tu m’as confiés.

Ils sont là, à mes côtés, et je te les apporte : qu’ils entrent, eux aussi, auprès de toi, comme on rentre chez soi…

Robert Lebel.


Pourrai-je me pardonner ?

Pourrai-je me pardonner d’être si vulnérable dans mon besoin d’aimer ?

Combien de fausses rencontres vont me désarmer ?

Pourrai-je me pardonner de trop rêver à une relation enveloppée de tendresse ?

Combien de souffrances briseront encore mes promesses ?

Pourrai-je me pardonner de chercher si ardemment une présence ?

Combien d’abandons m’imposera mon imprudence ?

Pourrai-je pardonner à mon cœur ridé par les blessures, à ma fragilité habillée d’une armure, à mon esprit étourdi par la passion et à mon enfant intérieur qui réclame tant d’attention ?

Je voudrais me réconcilier avec l’amour en me pardonnant ce fardeau trop lourd de vivre, intensément chaque matin, les plus riches sentiments humains.

Comme il est difficile ce pardon-là !

Tant de prétextes tourbillonnent dans notre tête : “Est-ce bien à moi de commencer ? Est-ce bien la peine ?…”

Il nous en coûte de pardonner, est-ce même possible ?

Père, nous le savons, la réconciliation et le pardon ne peuvent venir que de toi.

Alors, accorde-nous la grâce du pardon, la force de nous réconcilier avec ceux qui sont sous notre toit, avec ceux qui sont loin : le conjoint qui est parti, l’enfant qui a brisé les attaches.

Fais-nous aimer même nos ennemis.

Ne permets pas que le soleil se couche sur une rancune ou une colère en nos cœurs.

Fais-nous la grâce du premier pas et nous te ressemblerons.

Cardinal Godfried Danneels, in Ecoute Seigneur ma prière, DDB, 1988


La force de pardonner

Toi, Seigneur, tu m’invites à pardonner sans cesse.

Chaque jour, de nombreux événements, de petits et de gros conflits, de minuscules et d’énormes malentendus me lancent un appel.

Chaque jour retentit l’appel à pardonner.

Mais je n’en ai pas envie, Seigneur, parce que j’ai l’impression de toujours plier quand je pardonne.

J’ai l’impression d’être le plus faible.

Puis je me souviens de toi sur la croix : “Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.”

Donne-moi donc la force de pardonner sans cesse.

Car je sais, en regardant ta vie et ta mort, que ce n’est pas de la faiblesse, c’est de la force. C’est la force de l’amour.

Carnet de Carême, Canada, Éditions vie liturgique.


La fenêtre de la vie

Si tu regardes la vie comme une compétition, chacune de tes défaites t’apportera une douloureuse déception.

Si tu regardes la vie en écoutant ce que les autres disent de toi, tu n’entendras plus les secrets de tes talents.

Si tu regardes la vie comme la couleur de tes cheveux et celle de ta peau, tu seras triste quand le ciel sera gris.

Si tu regardes la vie comme une popularité à conquérir, tu sentiras l’ennui et le vide quand tu te trouveras face à toi-même.

Ne regarde pas la vie comme un compte en banque à garnir, une promotion à gagner, une maison à payer, une auto à réparer ou des vêtements à acheter.

Ne perds pas ta vie à la consommer ; elle n’a pas de prix quand tu sais la-goûter.

Conserve toujours une belle image de toi-même, car c’est la fenêtre à travers laquelle tu vois vraiment la vie.

Elle te paraîtra toujours merveilleuse si elle est teintée par la confiance en tes forces, par des relations significatives tissées de la qualité de ta présence et de l’amour donné et reçu.

François Gervais, “Le petit sage”

La cruche fissurée

Un vendeur d’eau se rend chaque matin à la rivière,remplit ses deux cruches et part vers la ville distribuer l’eau à ses clients.

Fissurée, une des cruches perd son eau. Toute neuve, l’autre rapporte plus d’argent. La pauvre fissurée se sent inférieure.

Un matin, elle décide de se confier à son patron : « Tu sais, je suis consciente de mes limites. Tu perds de l’argent à cause de moi, car je suis à moitié vide quand nous arrivons en ville. Pardonne mes faiblesses ».

Le lendemain, en route vers la rivière, le patron interpelle sa cruche fissurée :
– « Regarde sur le bord de la route »
– « C’est joli et plein de fleurs ! »
– « C’est grâce à toi, réplique le patron.

C’est toi qui, chaque matin, arrose le bas-coté de la route. J’ai acheté un paquet de graines de fleurs et je les ai semées le long du chemin. Et toi, sans le savoir et sans le vouloir, tu les arroses chaque jour.

Ne l’oublie jamais : nous sommes tous un peu fissurés mais, si nous le lui demandons, Dieu sait faire des merveilles avec nos faiblesses ! »

Auteur inconnu