Lettre du pape François aux époux : un encouragement à vivre intensément la vocation au mariage !

(26 décembre 21)

Chers époux du monde entier,

à l’occasion de l’Année “Famille Amoris laetitia”, je me tourne vers vous pour vous exprimer toute mon affection et ma proximité en ce moment très particulier que nous vivons. J’ai toujours pensé aux familles dans mes prières, mais plus encore pendant la pandémie qui a mis tout le monde à rude épreuve, surtout les plus vulnérables. Le moment que nous traversons me pousse à m’approcher avec humilité, affection et en accueillant chaque personne, chaque couple marié et chaque famille, dans les situations qui sont les vôtres.

Ce contexte particulier nous invite à vivre les paroles par lesquelles le Seigneur appela Abraham à quitter sa patrie et la maison de son père pour une terre inconnue qu’il lui a montrée (cf. Gn 12, 1). Nous aussi, nous avons vécu plus que jamais l’incertitude, la solitude, la perte d’êtres chers, et nous avons été poussés à sortir de nos sécurités, de nos « zones de confort » de nos façons de faire, de nos ambitions, pour nous soucier non seulement du bien de notre famille mais aussi de celui de la société, qui dépend également de nos comportements personnels.

Notre relation avec Dieu nous façonne, nous accompagne et nous met en mouvement en tant que personnes et nous aide en fin de compte à “quitter notre terre”, avec souvent une certaine crainte et même la peur de l’inconnu. Cependant nous savons, grâce à notre foi chrétienne, que nous ne sommes pas seuls car Dieu est en nous, avec nous et parmi nous : dans la famille, dans le quartier, sur le lieu de travail ou d’étude, dans la ville où nous vivons.

Comme Abraham, chaque époux quitte sa terre dès qu’il entend l’appel à l’amour conjugal et qu’il décide de se donner à l’autre sans réserve. De même, les fiançailles impliquent déjà de quitter sa terre, car elles supposent de parcourir ensemble le chemin qui mène au mariage. Les différentes situations de la vie, les jours qui passent, l’arrivée des enfants, le travail, les maladies, sont les circonstances dans lesquelles l’engagement pris l’un envers l’autre implique pour chacun le devoir d’abandonner ses inerties, ses certitudes, ses zones de confort, et de sortir vers la terre que Dieu promet : être deux dans le Christ, deux en un. Une seule vie, un seul “nous” dans la communion de l’amour avec Jésus, vivant et présent à chaque instant de votre existence. Dieu vous accompagne, il vous aime inconditionnellement. Vous n’êtes pas seuls !

Chers époux, sachez que vos enfants – surtout les plus jeunes – vous observent attentivement et cherchent en vous le témoignage d’un amour fort et crédible. « Comme il est important, pour les jeunes, de voir de leurs propres yeux l’amour du Christ vivant et présent dans l’amour des époux, qui témoignent à travers leur vie concrète que l’amour pour toujours est possible» ![1] Les enfants sont un cadeau, toujours. Ils changent l’histoire de la famille. Ils ont soif d’amour, de reconnaissance, d’estime et de confiance. La paternité et la maternité vous appellent à être géniteurs pour donner à vos enfants la joie de se découvrir enfants de Dieu, enfants d’un Père qui, dès le premier instant, les aime tendrement et les prend chaque jour par la main. Cette découverte peut donner à vos enfants la foi et la capacité de faire confiance à Dieu.

Bien sûr, élever des enfants n’est en rien facile. Mais n’oublions pas qu’ils nous éduquent aussi. Le premier environnement éducatif reste toujours la famille, à travers de petits gestes qui sont plus éloquents que les mots. Éduquer, c’est avant tout accompagner les processus de croissance, c’est être présent de multiples façons de telle sorte que les enfants puissent compter sur leurs parents à tout moment. L’éducateur est une personne qui “engendre” au sens spirituel, et surtout qui “se met en jeu” en entrant en relation. En tant que père et mère, il est important d’établir des relations avec vos enfants à partir d’une autorité acquise jour après jour. Ils ont besoin d’une sécurité qui les aide à avoir confiance en vous, en la beauté de votre vie, en la certitude de n’être jamais seuls, quoiqu’il arrive.

D’autre part, comme je l’ai déjà souligné, la conscience de l’identité et de la mission des laïcs dans l’Église et dans la société s’est accrue. Vous avez pour mission de transformer la société par votre présence dans le monde du travail et faire en sorte que les besoins des familles soient pris en compte. Les conjoints doivent aussi « primerear »[2] – prendre l’initiative – au sein de la communauté paroissiale et diocésaine avec leurs propositions et leur créativité, en recherchant la complémentarité des charismes et des vocations comme expression de la communion ecclésiale ; en particulier, la communion des « époux aux côtés des pasteurs, pour marcher avec d’autres familles, pour aider les plus faibles, pour annoncer que, même dans les difficultés, le Christ se rend présent ».[3]

C’est pourquoi je vous exhorte, chers époux, à participer à la vie de l’Église, en particulier à la pastorale familiale. En effet, « la coresponsabilité à l’égard de la mission appelle les époux et les ministres ordonnés, en particulier les évêques, à coopérer de façon féconde dans le soin et la sauvegarde des Églises domestiques ».[4] N’oubliez pas que la famille est « la cellule fondamentale de la société » (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 66). Le mariage est vraiment un projet de construction de la « culture de la rencontre » (Enc. Fratelli tutti, n. 216). C’est pourquoi les familles sont appelées à jeter des ponts entre les générations pour transmettre les valeurs qui construisent l’humanité. Face aux défis actuels, une nouvelle créativité est nécessaire pour exprimer les valeurs qui nous constituent en tant que peuple dans nos sociétés et dans l’Église, le Peuple de Dieu.

La vocation au mariage est un appel à gouverner une barque instable – mais sûre, grâce à la réalité du sacrement – sur une mer parfois agitée. Combien de fois, comme les apôtres, avez-vous eu envie de dire, ou plutôt, de crier : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (Mc 4, 38). N’oublions pas qu’à travers le sacrement du mariage, Jésus est présent dans cette barque. Il prend soin de vous, il reste avec vous à tout moment, dans les hauts et les bas lorsque la barque est ballottée par les eaux. Dans un autre passage de l’Évangile, au milieu des difficultés, les disciples voient Jésus s’approcher dans la tempête et ils l’accueillent dans leur barque. Alors vous aussi, quand la tempête fait rage, laissez Jésus monter dans votre barque, car lorsqu’ « il monta avec eux, le vent tomba » (Mc 6, 51). Il est important que vous gardiez ensemble les yeux fixés sur Jésus. Ce n’est que de cette manière que vous aurez la paix, que vous surmonterez les conflits et que vous trouverez des solutions à bon nombre de vos problèmes. Ils ne disparaîtront pas pour autant, mais vous serez en mesure de les voir d’une autre manière.

Ce n’est qu’en vous abandonnant entre les mains du Seigneur que vous pourrez vivre ce qui semble impossible. Il s’agit de reconnaître votre fragilité et l’impuissance que vous ressentez face à des situations qui vous entourent, avec la certitude que la force du Christ se manifeste dans votre faiblesse (cf. 2 Co 12, 9). C’est au milieu d’une tempête que les apôtres ont pu découvrir la royauté et la divinité de Jésus et qu’ils ont appris à lui faire confiance.

À la lumière de ces passages bibliques, je voudrais profiter de l’occasion pour réfléchir à certaines difficultés et opportunités que les familles ont vécues en cette période de pandémie. Par exemple, le temps passé ensemble a été plus long, ce qui a été une occasion unique de cultiver le dialogue en famille. Bien sûr, cela a demandé un exercice particulier de patience. Il n’est pas facile d’être ensemble toute la journée quand on doit travailler, étudier, se divertir et se reposer dans la même maison. Ne vous laissez pas vaincre par la fatigue. Que la force de l’amour vous rende capable de vous concentrer plus sur l’autre – votre conjoint, vos enfants – que sur votre propre fatigue. Rappelez-vous ce que j’ai écrit dans Amoris laetitia, en reprenant l’hymne paulinien à la charité (cf. 1 Co 13, 1-13). Demandez ce don à la Sainte Famille avec insistance. Relisez cet éloge de la charité afin qu’il inspire vos décisions et vos actions (cf. Rm 8, 15 ; Ga 4, 6).

Ainsi vivre ensemble ne sera pas une pénitence mais au contraire un refuge au milieu des tempêtes. Que votre foyer soit un lieu d’accueil et de compréhension. Gardez dans votre cœur le conseil que j’ai donné aux époux avec ces trois mots : « S’il te plaît, merci, pardon ».[5] Et quand un conflit survient, « ne finissez jamais la journée sans faire la paix ».[6] N’ayez pas honte de vous agenouiller ensemble devant Jésus présent dans l’Eucharistie pour trouver un moment de paix, ainsi qu’un regard mutuel fait de tendresse et de bonté. Ou bien de prendre la main de l’autre, quand il est un peu en colère, pour lui faire un sourire complice. Faites éventuellement une courte prière, récitée ensemble à haute voix, le soir avant de vous endormir, avec Jésus présent au milieu de vous.

Cependant, pour certains couples, la cohabitation à laquelle ils ont été contraints pendant la quarantaine a été particulièrement difficile. Les problèmes qui existaient déjà se sont aggravés, générant des conflits qui sont souvent devenus insupportables. Beaucoup ont même connu la rupture de la relation qui traversait une crise qu’ils ne pouvaient ou ne savaient pas surmonter. Je tiens également à exprimer ma proximité et mon affection à ces personnes.

La rupture d’une relation conjugale crée beaucoup de souffrances car de nombreuses illusions s’évanouissent. La mésentente entraîne des discussions et des blessures qu’il n’est pas facile de guérir. Il n’est pas possible non plus d’épargner aux enfants la douleur de voir que leurs parents ne sont plus ensemble. Ne cessez pas, cependant, de chercher de l’aide pour que les conflits puissent être surmontés d’une manière ou d’une autre et ne causent encore plus de souffrance entre vous et à vos enfants. Le Seigneur Jésus, en sa miséricorde infinie, vous inspirera la juste manière d’avancer au milieu de toutes ces difficultés et afflictions. Ne cessez pas de l’invoquer et de chercher en lui un refuge, une lumière pour le chemin et, dans la communauté ecclésiale, « une maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 47).

N’oubliez pas que le pardon guérit toutes les blessures. Se pardonner mutuellement naît d’une décision intérieure qui mûrit dans la prière, dans la relation avec Dieu, comme un don qui découle de la grâce dont le Christ comble le couple lorsque les deux le laissent agir, lorsqu’ils se tournent vers lui. Le Christ “habite” votre mariage et attend que vous lui ouvriez votre cœur pour vous soutenir par la puissance de son amour, comme les disciples dans la barque. Notre amour humain est faible, il a besoin de la force de l’amour fidèle de Jésus. Avec lui vous pouvez vraiment construire une « maison sur le roc » (Mt 7, 24).

À ce propos, permettez-moi d’adresser un mot aux jeunes qui se préparent au mariage. Si avant la pandémie les fiancés peinaient à projeter un avenir parce qu’il était difficile de trouver un emploi stable, l’incertitude professionnelle est encore plus grande aujourd’hui. J’invite donc les fiancés à ne pas se décourager, à avoir le “courage créatif” qu’avait saint Joseph dont j’ai voulu honorer la mémoire en cette année qui lui a été consacrée. De même pour vous lorsqu’il s’agit d’affronter le chemin vers le mariage, faites toujours confiance à la Providence même si vous avez peu de moyens, car « ce sont parfois les difficultés qui tirent de nous des ressources que nous ne pensions même pas avoir » (Lett. ap. Patris corde, n. 5). N’hésitez pas à vous appuyer sur vos familles et vos amis, la communauté ecclésiale, la paroisse, pour vivre votre future vie conjugale et familiale en apprenant de ceux qui ont déjà parcouru le chemin que vous entamez.

Avant de conclure, je voudrais adresser un salut particulier aux grands-pères et aux grands-mères qui, pendant la période d’isolement, se sont trouvés dans l’impossibilité de voir leurs petits-enfants et d’être avec eux, et aux personnes âgées qui ont souffert encore plus fortement de la solitude. La famille ne peut pas se passer des grands-parents, ils sont la mémoire vivante de l’humanité, « cette mémoire peut aider à construire un monde plus humain et plus accueillant ».[7]

Que Saint Joseph inspire à toutes les familles le courage créatif qui est si nécessaire en ce changement d’époque où nous vivons, et que, dans votre vie conjugale, la Vierge accompagne la gestation de la “culture de la rencontre” si urgente pour surmonter les adversités et les conflits qui assombrissent notre époque. Les multiples défis ne peuvent pas voler la joie de ceux qui savent qu’ils marchent avec le Seigneur. Vivez intensément votre vocation. Ne laissez pas un regard triste assombrir vos visages. Votre conjoint a besoin de votre sourire. Vos enfants ont besoin de vos regards qui les encouragent. Les pasteurs et les autres familles ont besoin de votre présence et de votre joie : la joie qui vient du Seigneur !

Je vous salue avec affection, en vous exhortant à continuer à vivre la mission que Jésus nous a confiée, en persévérant dans la prière et « à la fraction du pain » (Ac 2, 42).

Et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi, je le fais chaque jour pour vous.

Fraternellement,

FRANÇOIS

Rome, Saint Jean de Latran, 26 décembre 2021, Fête de la Sainte Famille.

_______________________

[1] Message vidéo aux participants du Forum « Amoris laetitia » (9 juin 2021).

2] Cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 24.

[3] Message vidéo aux participants du Forum « Amoris laetitia » (9 juin 2021).

[4] Ibid.

[5] Discours aux familles en pèlerinage à Rome en l’Année de la Foi (26 octobre 2013); cf. Exhort. ap. Amoris laetitia, n. 133.

6] Audience générale (13 mai 2015) ; cf. Exhort. ap. Amoris laetitia, n. 104.

[7] Message pour la 1ère Journée Mondiale des Grands-parents et des Personnes âgées (25 juillet 2021).

Édito d’Anne

« Je rêvais de restaurer la dignité de l’homme, là où son humanité a été asservie, anéantie… » C’est Magda Hollander-Lafon qui parle, cette vieille dame qui témoigne de ce qu’elle a vécu, vu et rencontré à Birkenau où elle était déportée.

Etonnant petit bout de femme de 95 ans qui a vécu l’horreur et proclame « Vive la vie ! »… parce qu’elle croit en l’humanité de l’homme, en cette force de vie qui transcende l’ombre.

Daniel LEAL / AFP


Pas facile de reprendre à son compte un tel optimisme en ces jours de guerre. La guerre chez nous, en Europe ? Mais non, on avait dit « plus jamais ça ! » On avait dit « Ils n’oseront pas ! » On avait dit, on avait dit mais on se contente souvent de bavarder, de critiquer l’un, de porter l’autre aux nues, d’analyser théoriquement, de s’étaler en conjectures, de rouler des mécaniques et bla bla bla… Et encore une fois, des enfants sur les routes, des familles disloquées, des immeubles détruits, toute une vie qu’on laisse derrière soi pour fuir la terreur et la fureur.

Et encore une fois, sans attendre de mots d’ordre ou autorisations « officielles » la solidarité qui se déploie, parce qu’on ne peut pas rester sans rien faire comme si cela ne nous concernait pas, comme si cela ne pouvait pas nous arriver aussi… c’est là que se niche l’espérance en l’humanité de l’homme, si fragile, si faible, mais forte aussi parce qu’indestructible, comme une lame de fond qui vient ronger les pieds d’argile de ceux qui se croient invincibles.

Nous n’avons qu’un devoir : continuer à croire en la vie ! Le dire, le manifester, le proclamer, l’écrire, le chanter mais surtout le vivre… Soigner la peur des enfants en ne leur cachant pas que nous sommes inquiets nous aussi, mais en leur disant également que la majorité des êtres humains désire vivre dans un monde en paix, et que certains se lèvent ou s’agenouillent en prière pour que cela se sache, et qu’ils peuvent être avec nous, de ceux-là… des hommes et des femmes de paix et d’espérance, témoins vigilants aujourd’hui, là où nous sommes parce que, comme le dit encore Magda Hollander-Lafon : « Demain dépend de chacun et de chacune de nous ! »

A l’entrée de ce carême 2022, quel autre choix aurions-nous ? Comment pourrions-nous être à l’image de Jésus crucifié-ressuscité si nous ne sommes pas résolument du côté de la solidarité, de la compassion, de l’espérance et de la paix… du côté de la vie envers et contre tout ?

ANNE

Comment et quand parler d’amour avec nos enfants ?

Catherine JONGEN sera la conférencière du mardi 23 novembre à 19h30 à l’Espace Prémontrés. (voir les infos sur le lien sous l’affiche dans la news)
Dans le cadre de l’année « Famille Amoris Laetitia », Catherine abordera la question « Comment et quand parler d’amour avec nos enfants? ». Sexologue, thérapeute, éducatrice à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS), elle a été responsable de la liaison pour les pastorales de jeunes pendant 3 ans. Découvrez le site de Catherine et Frédéric Jongen.

Cette conférence nous donne l’occasion d’aborder ce sujet parfois un peu difficile et de nous poser quelques questions : Qu’est-ce que l’amour et la sexualité dans le couple, chez nos ados ou nos enfants ? Est-elle un sujet tabou en Église ? Comment éduquer nos enfants à vivre sainement leur sexualité ? Peut-on parler de tout avec nos enfants ? Comment parler d’amour à une personne porteuse de handicap ? Pour en savoir un peu plus

Oser revivre et prendre soin de ses blessures…

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En tant qu’hommes et femmes sensibilisés pour différentes raisons à la réalité de la séparation et du divorce, nous nous rendons compte que ces situations ne sont pas seulement échec, souffrance, mise en question avec toutes leurs conséquences … mais aussi une volonté de se reconstruire et d’ouvrir un nouvel avenir.
Nous croyons qu’une nouvelle espérance peut naître.
Forts de cette conviction, nous osons nous adresser à vous pour vous proposer une écoute personnelle ou un cheminement de foi.
Notre groupe fait partie du Doyenné du Plateau de Herve.

André Vervier 0486 697 420 andre.vervier@skynet.be

Élise Bosch 087 33 70 97

Guy et Danielle Schyns-Roosen : 0475 855 825 – 0472 620 184
schyns.guy@skynet.be et dany.schyns@gmail.com

EVRAS : éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle

Les jeunes ont un désir authentique et profond de réussir leur vie ; cela est vrai aussi d’un point de vue affectif.
« Pourquoi l’amour fait-il souffrir ? Quand je suis amoureuse, je crois toujours que c’est pour l’éternité… j’ai souvent été déçue… Peut-on croire à un couple qui dure ?»
« A quel âge « faut-il » avoir sa première relation sexuelle ? »
« Suis-je normal ? »
« Et si j’étais homosexuel ? » on constate qu’ils ont très tôt accès à de multiples informations mais le plus souvent ce sont de mauvaises informations : elles viennent des copains, d’internet… Il faut donc déconstruire un certain nombre d’idées et… construire afin que chaque adulte en devenir puisse se construire dans le respect des lois, de soi et des autres. Il faut les aider à réfléchir afin qu’ils puissent faire des choix éclairés et toujours respectueux d’eux-mêmes et des autres.
L’urgence est donc de leur donner dans le domaine de l’éducation relationnelle, affective et sexuelle des repères dès le plus jeune âge. Cela ne doit pas être le seul fait des parents ; une collaboration étroite de tous les acteurs éducatifs que rencontrent les jeunes est nécessaire afin qu’ils ne se brisent pas les ailes dans cette quête si difficile, mais ô combien précieuse, de l’amour.

CLES POUR AIMER

Au sein de notre service, « Clés pour aimer » propose des exposés, des pistes, des outils, des animations, abordant les thèmes de la vie de couple, la relation à l’autre, la tendresse, la sexualité et le pardon.
Des clés pour être à l’écoute des jeunes, les informer, les inciter à murir leurs choix de vie.
Ces animations sont adaptées dans le cadre scolaire, en paroisse, lors d’une retraite ou d’une formation.
Contacts : Anne Van Linthout : 0474/34.44.13




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Evras-outils-couples

Edito mars 21

Il était une fois ….

Il était une fois une famille bienheureuse : papa, maman, des enfants, une maison avec jardin, une belle situation… Une belle énergie circulait entre eux. Chacun pouvait trouver en l’autre l’écoute, la confiance, l’amour dont il avait besoin pour s’épanouir telle une belle fleur au printemps !

Mais en est-il vraiment ainsi dans la réalité ? Ne nous voilons-nous pas la face … de temps en temps ?

Si des familles épanouies et sans histoire existent autour de nous, nombreuses sont les familles blessées, en crise, éclatées, recomposées ou monoparentales. Elles vivent des difficultés dans le silence, comme si c’était tabou, la souffrance !  Car les contes de notre enfance nous ont fait miroiter la famille idéale : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants !!

Soyons réalistes ! Les problèmes, exacerbés par la crise sanitaire actuelle, sont multiples : manque de dialogue, d’écoute, de confiance en soi ; individualisme grandissant ; longues journées de travail et/ou télétravail (avec des enfants !) ; problèmes éducatifs ; migrations forcées ; guerres ; corruption ; culture du « déchet » (on prend, on utilise, on jette) ; difficultés économiques toujours plus grandes, avenir de plus en plus incertain ; crise du logement ; violences intrafamiliales ; abus sexuels ; manque de perspectives ; addictions ; …

Conséquences ? Anxiété, stress, colère, agressivité, violence, isolement, solitude, dysfonctionnement familial, crise, divorce, séparation, …

Et Dieu, dans tout ça, que fait-il ? Il brille par son absence ? Comment ne pas douter ?

[…] « Ce regard sur la réalité de la situation des familles dans le monde d’aujourd’hui, [..] est un appel à réveiller « une créativité missionnaire » et à libérer « les énergies de l’espérance » (AL57) » (1)

Le Carême nous offre peut-être l’occasion de changer notre regard et d’envisager « l’aujourd’hui » autrement :

  • Par le jeûne : C’est, par exemple, diminuer l’attention portée à Internet, à la TV, aux réseaux sociaux, …c’est (ré)apprendre à faire silence, faire le vide en soi, reconnaître ce qui est bien pour soi-même, se faire confiance, … C’est favoriser la marche, le sport, la méditation, la lecture, la créativité, les activités artistiques, ….
  • Par le partage : c’est se décentrer de soi-même pour se tourner vers les autres : être plus à l’écoute de ses proches, prendre des nouvelles de ses voisins, amis, …c’est envoyer une carte, aider une personne isolée, (re)découvrir le plaisir d’être ensemble, jouer, cuisiner, parler,… en famille, en couple, …
  • Par la prière : c’est laisser plus de place à Dieu, à l’imprévu, à l’action de l’Esprit-Saint. C’est remercier, rendre grâce, demander du soutien, du discernement. C’est (se) pardonner, demander pardon… C’est reconnaître avec humilité nos faiblesses, nos fragilités, ….

De la « créativité missionnaire« , le pape en a eue ! A la suite de la pandémie, François a décrété une année « Famille Amoris Laetitia ». Elle débutera ce 19 mars, fête de Saint-Joseph. Il l’a désirée pour que, partout, la famille soit mise au centre de l’attention pastorale. Pour célébrer de multiples façons l’amour, la générosité, la solidarité et l’entraide qui s’y vivent au quotidien. Pour épauler et accompagner les familles fragilisées. Un programme dont nous sommes tous responsables et protagonistes !

Que la montée vers Pâques vous aide à vivre des résurrections quotidiennes, des transformations grâce à la puissance de Dieu ! Car rien n’est impossible pour Lui … à qui sait demander !

(1) p.52 dans « La joie de l’amour », édition présentée et annotée sous la direction du Service national Famille et Société, Conférence des évêques de France et da la faculté de théologie du Centre de Sèvres

Entraide & Fraternité : 60 ans !

Nous nous associons au Pape François et à notre Evêque pour féliciter Entraide & Fraternité et Vivre Ensemble pour leur soixante années d’existence. Cette année, durant le temps de Carême, nous sommes invités à réfléchir et à nous engager pour l’annulation de la dette des pays du Sud. Un simple geste qui ne coûte rien : signez la pétition et diffusez-la auprès de votre famille, vos amis, …. Ci-dessous, vous trouverez toutes les informations copiées-collées concernant la campagne 2021.

[…]La crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un an est une crise sans précédent qui appelle des mesures exceptionnelles. Au sein d’Entraide et Fraternité, nous avons décidé – comme l’an passé – de vous proposer de vivre la campagne de Carême de partage en ligne
Plus que tout, nous souhaitons garder le lien avec vous et continuer à faire vivre ce moment de foi et de solidarité, particulièrement important. Un engagement encouragé par le pape François dans un message qu’il a adressé à notre association à l’occasion de notre 60ème anniversaire.
Cette année, Entraide et Fraternité marque les 60 ans de sa première campagne de Carême de partage, cette toute première campagne qui a vu le jour en 1961 pour répondre à une terrible famine dans la province du Kasaï, au Congo. Aujourd’hui, la faim tue toujours en RD Congo et les Congolais ont besoin d’un soutien plus que jamais renouvelé.
Encore plus qu’à l’accoutumée, notre engagement au service de la solidarité s’impose aujourd’hui comme une nécessité absolue. Nous avons besoin de vous pour donner à nos partenaires les moyens d’agir en faveur des plus vulnérables. 
Nous vous remercions de tous les efforts que vous déployez pour rassembler et faire vivre nos communautés chrétiennes, d’autant plus en cette période de crise. Un immense merci pour votre soutien et votre force de communication.
Axelle Fischer, secrétaire générale

Je télécharge le kit communication 

Comment nous aider à faire vivre notre campagne de Carême ?

Diffusez nos visuels 
Afin de faciliter la diffusion de notre message de campagne de Carême nous avons réalisé un « kit communication », que vous pourrez télécharger en cliquant sur le lien ci-dessus. Ce kit comprend : l’affiche de la campagne, les visuels pour les réseaux sociaux, un article de Mgr Delville ainsi qu’un article sur la campagne et l’appel à la générosité.
Vous pouvez partager ces visuels et articles sur votre site internet, auprès de votre listing de paroissiens et paroissiennes, sur vos réseaux sociaux.
Partagez également autour de vous notre site de campagne : careme.entraide.be

Partagez nos appels aux dons 
Il existe plusieurs manières de soutenir notre campagne de Carême de partage à distance : 
Faire un don en ligne :  entraide.be/don
Faire un don par virement : BE68 0000 0000 3434 – communication 6693
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“Aimer pour Vivre” sur RCF

Emission animée par notre service du 17 février 21

Le carême a commencé. Quel sens peut avoir ce temps de désert alors que depuis un an, nous vivons un isolement forcé qui mine le moral et sème le découragement ? Voici quelques pistes pour une conversion au courage et à la joie, même si …

Depuis un an, nous sommes privés de sorties, de relations sociales. Certaines personnes n’ont pas vu leurs enfants depuis des semaines. D’autres ont perdu leur emploi, leur entreprise. Beaucoup de jeunes dépriment, décrochent de leurs études… Les anciens se sentent abandonnés. Bref le tableau n’est pas très gai ! Il n’est pas illégitime de ressentir du découragement. Comment reconnaître le découragement ?
Le découragement, c’est se dire « à quoi bon ? »
C’est quand on croit que la vie devient impossible et que ça ne vaut pas la peine de continuer à se battre. On pourrait finir par ne plus se lever le matin, ne plus se laver, s’habiller et même s’intéresser à ce qui se passe autour de nous. Ce serait en quelque sorte abdiquer et croire que la vie est impossible.
Cette espèce de désolation peut même devenir spirituelle si je me mets à penser que Dieu qui m’a fait vivre, ne me donne pas les ressources pour vivre. Je peux en venir à accuser Dieu et les autres qui ne font pas ce qu’il faudrait au lieu de les voir comme de formidables aides.
Que faire avec ce découragement sinon le regarder bien en face… Reconnaître qu’il pèse lourd et que nous ne savons pas bien comment l’apprivoiser ? Et puis le mettre entre les mains du Seigneur en lui demandant tout simplement d’en prendre une part sur ses épaules. Cela changera peut-être notre regard sur les choses de la vie telles qu’elles nous apparaissent aujourd’hui.
S’enraciner dans le réalisme est un vrai ressort pour lutter contre le découragement et pour avancer. Oui, en nous défaisant de ce poids, nous pourrons scruter, contempler, mesurer, considérer ce que nous avons déjà reçu. Et quand on commence à regarder ce que l’on a reçu, même si c’est peu de chose, ça change la vie.
La confiance peut commencer à poindre le bout de son nez : on peut passer du découragement à la confiance.
Faire confiance, avoir la foi n’implique pas que l’on ait forcément sous les yeux les éléments du succès. Je m’explique : avoir la foi le dimanche de Pâques quand on rencontre Jésus ressuscité, c’est relativement facile – encore que ce n’est pas si simple. Mais avoir la foi le Vendredi saint, c’est beaucoup plus compliqué !
La foi, la confiance, nous appelle à croire que quand la mort est là (sous différentes formes), la vie et l’amour n’en sont pas détruits pour autant.
Nous avons peut-être oublié que la résurrection s’inscrit dans le tragique de la vie. Jésus a vécu dans sa chair la difficulté du chemin qui s’ouvrait devant lui. Pas de révolte pourtant, chez lui, il ne s’est pas dérobé, il n’a pas renoncé. Il savait que le chemin n’était pas facile… mais il a persévéré et il a appelé ses disciples à faire de même. C’est sans doute à cela que nous sommes appelés aussi aujourd’hui : à la persévérance.
On comprend bien derrière le mot la recherche d’un objectif, d’un but pas si facile à acquérir.
On connait la persévérance pour obtenir un bon résultat scolaire, une performance sportive, un gain financier… etc. Mais aussi, dans le contexte de la pandémie, on a appris la persévérance des soignants pour le bien des malades, pour leur vie.
Nous pouvons nous aussi, être des persévérants en nous appuyant sur les petites choses de la vie pour changer notre regard : voir ce que nous avons déjà, redécouvrir et se réjouir… La période que nous vivons et l’existence en général contient sa part de tragique, mais ce n’est pas pour cela qu’elle n’est pas orientée vers la vie avec la promesse que celle-ci, la vie, a toujours le dernier mot.
Voilà pourquoi nous pourrions commencer le chemin du Carême avec ces trois attitudes en tête : affronter le découragement, retrouver la confiance et persévérer.

Une gagnante dans « Aimer pour vivre » sur RCF

Elle est animée par notre service des Couples et des Familles, depuis la rentrée de septembre 2020. Chaque semaine, nous vous proposons un sujet soit en lien avec l’actualité (la journée contre les violences faites aux femmes,…)  ou bien en lien avec la période (ex : bien vivre en confinement ou Noël et ses traditions,…) ou bien des sujets tel que la prière en famille, les familles en transition, la vie amoureuse des trentenaires, le témoignage d’un couple ayant vécu un habitat solidaire à Liège. Paul Dewandre, au micro du Frère Cochinaux, propose des pistes très concrètes pour aider les couples à mieux se comprendre pour mieux s’entendre. Toutes nos émissions se retrouvent sur notre site.

Une question avait été posée lors de l’émission de Noël : qui est l’auteur de « li boûkète èmacralèye » ? La réponse est Georges Ista.
Bravo à Madame Pevée qui recevra le magnifique livre « Amoureux »  écrit par Hélène Delforge et illustré par Quentin Gréban, édité chez Mijade.

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Vivre les célébrations via les médias.

  • Prière du matin: 6h45 + 7h45
  • Chapelet: 20h00 (Lourdes)
  • Prière du soir: 20h30
  • Messes différentes selon les RCF

Capter RCF: dans toute la Belgique francophone 1RCF Belgique en DAB+, Bruxelles 107.6 FM, Liège 93.6 FM, Namur 105.6 FM, sur l’app RCF pour smartphone, ou en streaming sur www.rcf.be.


  • Messe : Lun-Sam 18h15 (Paris), dim 18h30 (Paris)
  • Office du milieu du jour : Lun-sam 12h (Paris)
  • Chapelet 15h30 (Lourdes)

Capter KTO : en streaming sur www.ktotv.com, sinon sur décodeur TV : Proximus : Canal 215, Voo : Canal 147, Telenet (FWB) : Canal 36, Orange : canal 98


  • Messe TV: dim 11h (Belgique ou France)
  • Messe Radio: dim 11h (Belgique)

Capter la RTBF : https://www.cathobel.be/messes/ en radio, sur la Première RTBF, en TV sur la Une ou la Deux RTBF – www.rtbf.be


Messe en direct de la Cathédrale tous les dimanches à 10 h

Messe quotidienne en streaming ICI