26 avril : journée mondiale de prière pour les vocations

Message du pape Léon XIV pour la 63e Journée mondiale de prière pour les vocations pour le 4e dimanche de Pâques, le 26 avril 2026 :  « La découverte intérieure du don de Dieu ».

Chers frères et sœurs, très chers jeunes !

Guidés et protégés par Jésus Ressuscité, nous célébrons, en ce quatrième dimanche de Pâques, appelé “dimanche du Bon Pasteur”, la 63e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. C’est une occasion de grâce de pouvoir partager quelques réflexions sur la dimension intérieure de la vocation, comprise comme la découverte du don gratuit de Dieu qui fleurit au plus profond du cœur de chacun de nous. Parcourons donc ensemble le chemin d’une vie vraiment belle, que le Pasteur nous indique !

Le chemin de la beauté

Dans l’Évangile de Jean, Jésus se définit littéralement comme le “beau berger” (ὁ ποιμὴν ὁ καλός) ( Jn 10, 11). Cette expression désigne un berger parfait, authentique, exemplaire, car il est prêt à donner sa vie pour ses brebis, manifestant ainsi l’amour de Dieu. C’est le Pasteur qui fascine : ceux qui le regardent découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit. Pour connaître cette beauté, les yeux du corps ou les critères esthétiques ne suffisent pas : il faut la contemplation et l’intériorité. Seulement celui qui s’arrête, écoute, prie et accueille son regard, peut dire avec confiance : « Je lui fais confiance, avec Lui la vie peut être vraiment belle, je veux parcourir le chemin de cette beauté ». Et le plus extraordinaire, c’est qu’en devenant ses disciples, nous devenons à notre tour “beaux” : sa beauté nous transfigure. Comme l’écrit le théologien Pavel Florenskij, l’ascèse ne crée pas l’homme “bon”, mais l’homme “beau” [1]. En effet, outre la bonté, ce qui distingue les saints, c’est la beauté spirituelle lumineuse qui rayonne de ceux qui vivent en Christ. Ainsi, la vocation chrétienne se révèle dans toute sa profondeur : participer à sa vie, partager sa mission, rayonner de sa propre beauté.

Cette communication intérieure de vie, de foi et de sens fut aussi l’expérience de saint Augustin qui, dans le troisième livre des Confessions, tout en déclarant et en confessant ses péchés et ses erreurs de jeunesse, reconnaît Dieu « plus intime que toute mon intimité » [2]. Au-delà de la conscience de soi, il découvre la beauté de la lumière divine qui le guide dans l’obscurité. Augustin perçoit la présence de Dieu au plus profond de son âme, ce qui implique d’avoir compris et vécu l’importance de prendre soin de son intériorité comme espace de relation avec Jésus, comme moyen d’expérimenter la beauté et la bonté de Dieu dans sa propre vie.

Cette relation se construit dans la prière et le silence et, si elle est cultivée, elle nous ouvre à la possibilité d’accueillir et de vivre le don de la vocation, qui n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer, mais un projet d’amour et de bonheur. Le soin de l’intériorité : c’est de là qu’il est urgent de repartir dans la pastorale des vocations et dans l’engagement toujours renouvelé de l’évangélisation.

Dans cet esprit, j’invite tout le monde – familles, paroisses, communautés religieuses, évêques, prêtres, diacres, catéchistes, éducateurs et fidèles laïcs – à s’engager toujours plus à créer des contextes favorables afin que ce don puisse être accueilli, nourri, préservé et accompagné pour porter des fruits abondants. Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir, devenant un chemin de bonheur et de salut pour chacun et pour le monde. En nous engageant sur la voie que Jésus, le beau Pasteur, nous indique, apprenons alors à mieux nous connaître nous-mêmes et à connaître de plus près Dieu qui nous a appelés.

Connaissance réciproque

« Le Seigneur de la vie nous connaît et éclaire notre cœur de son regard d’amour » [3]. En effet, toute vocation ne peut que commencer par la conscience et l’expérience d’un Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 16) : Il nous connaît profondément, il a compté les cheveux de notre tête (cf. Mt 10, 30) et il a pensé pour chacun un chemin unique de sainteté et de service. Cette connaissance, cependant, doit toujours être réciproque : nous sommes invités à connaître Dieu à travers la prière, l’écoute de la Parole, les sacrements, la vie de l’Église et le don de soi à nos frères et sœurs. Comme le jeune Samuel qui, dans la nuit, peut-être de manière inattendue, a entendu la voix du Seigneur et a appris à la reconnaître avec l’aide d’Élie (cf. 1 Sam 3, 1-10), de même nous devons créer des espaces de silence intérieur pour percevoir ce que le Seigneur a dans son cœur pour notre bonheur. Il ne s’agit pas d’un savoir intellectuel abstrait ou d’une connaissance savante, mais d’une rencontre personnelle qui transforme la vie [4]. Dieu habite notre cœur : la vocation est un dialogue intime avec Lui qui nous appelle – malgré le bruit parfois assourdissant du monde – en nous invitant à répondre avec une joie et une générosité authentiques.

« Noli foras ire, in te ipsum redi, in interiore homine habitat veritas – Ne sors pas de toi-même, reviens à toi-même, la Vérité habite dans l’homme intérieur » [5]. Saint Augustin nous rappelle encore combien il est important d’apprendre à s’arrêter, à construire des espaces de silence intérieur pour pouvoir écouter la voix de Jésus-Christ.

Chers jeunes, écoutez cette voix ! Écoutez la voix du Seigneur qui vous invite à vivre une vie pleine, épanouie, en mettant à profit vos talents (cf. Mt 25, 14-30) et en clouant à la Croix glorieuse du Christ vos limites et vos faiblesses. Arrêtez-vous donc pour l’adoration eucharistique, méditez assidûment la Parole de Dieu pour la vivre chaque jour, participez activement et pleinement à la vie sacramentelle et ecclésiale. De cette manière, vous connaîtrez le Seigneur et, dans l’intimité propre à l’amitié, vous découvrirez comment vous donner vous-mêmes, dans la voie du mariage, ou du sacerdoce, ou du diaconat permanent, ou dans la vie consacrée, religieuse ou séculière : chaque vocation est un don immense pour l’Église et pour celui qui l’accueille avec joie. Connaître le Seigneur signifie avant tout apprendre à lui faire confiance, ainsi qu’à sa Providence, qui surabonde en chaque vocation.

Confiance

De la connaissance naît la confiance, attitude qui est fille de la foi, essentielle tant pour accueillir la vocation que pour persévérer dans celle-ci. La vie, en effet, se révèle comme une confiance et un abandon continus au Seigneur, même lorsque ses plans bouleversent les nôtres.

Pensons à saint Joseph qui, malgré le mystère inattendu de la maternité de la Vierge, s’en remet au rêve divin et accueille Marie et l’Enfant avec un cœur obéissant (cf. Mt 1, 18-25 ; 2, 13-15). Joseph de Nazareth est une icône de la confiance totale dans le dessein de Dieu : il fait confiance même lorsque tout autour de lui ne semble qu’être ténèbres et négativité, lorsque les choses semblent aller dans une direction opposée à celle prévue. Il fait confiance et s’en remet, certain de la bonté et de la fidélité du Seigneur. « Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son “ fiat”, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani » [6].

Comme nous l’a enseigné le Jubilé de l’Espérance, il convient de cultiver une confiance ferme et stable dans les promesses de Dieu, sans jamais céder au désespoir, en surmontant les peurs et les incertitudes, certains que le Ressuscité est le Seigneur de l’histoire du monde et de notre histoire personnelle : Il ne nous abandonne pas dans les heures les plus sombres, mais vient dissiper toutes nos ténèbres par sa lumière. Et c’est précisément grâce à la lumière et à la force de son Esprit, même à travers les épreuves et les crises, que nous pouvons voir notre vocation mûrir, refléter de plus en plus la même beauté de Celui qui nous a appelés, une beauté faite de fidélité et de confiance, malgré les blessures et les chutes.

Maturation

La vocation, en effet, n’est pas un objectif statique, mais un processus dynamique de maturation, favorisé par l’intimité avec le Seigneur : rester avec Jésus, laisser agir l’Esprit Saint dans nos cœurs et dans les situations de la vie, et tout relire à la lumière du don reçu, tout cela signifie grandir dans la vocation.

Comme la vigne et les sarments (cf. Jn 15, 1-8), toute notre existence doit s’établir dans un lien fort et essentiel avec le Seigneur, afin de devenir une réponse toujours plus pleine à son appel, à travers les épreuves et les coupes nécessaires. Les “lieux” où se manifeste le plus la volonté de Dieu et où l’on fait l’expérience de son amour infini sont souvent les liens authentiques et fraternels que nous sommes capables d’établir au cours de notre vie. Comme il est précieux d’avoir un guide spirituel sûr qui accompagne la découverte et le développement de notre vocation ! Combien sont importants le discernement et la vérification à la lumière du Saint-Esprit, afin qu’une vocation puisse se réaliser dans toute sa beauté.

La vocation n’est donc pas une possession immédiate, quelque chose qui est “donné” une fois pour toutes : c’est plutôt un chemin qui se développe de manière analogue à la vie humaine, dans lequel le don reçu, en plus d’être préservé, doit se nourrir d’une relation quotidienne avec Dieu pour pouvoir grandir et porter ses fruits. « Cela est important, parce qu’elle place notre vie face à Dieu qui nous aime, et qu’elle nous permet de comprendre que rien n’est le fruit d’un chaos privé de sens, mais que tout peut être intégré sur un chemin de réponse au Seigneur qui a un plan magnifique pour nous » [7].

Chers frères et sœurs, très chers jeunes, je vous encourage à cultiver votre relation personnelle avec Dieu à travers la prière quotidienne et la méditation de sa Parole. Arrêtez-vous, écoutez, confiez-vous : de cette manière, le don de votre vocation mûrira, vous rendra heureux et portera des fruits abondants pour l’Église et pour le monde.

Que la Vierge Marie, modèle d’accueil intérieur du don divin et maîtresse de l’écoute priante, vous accompagne toujours sur ce chemin !

Du Vatican, le 16 mars 2026

LÉON PP. XIV

____________________________

[1] « L’ascèse ne crée pas l’homme “bon”, mais l’homme beau, et la caractéristique distinctive des saints n’est pas du tout la “bonté”, qui peut également être présente chez des personnes charnelles et très pécheresses, mais la beauté spirituelle, la beauté éblouissante de la personne lumineuse et rayonnante, absolument inaccessible à l’homme grossier et charnel » (P. Florenskij, La colonne et le fondement de la vérité, Rome 1974, 140-141).

[2] S. Augustin, Conf., III, 6, 11 : CSEL 33, 53.

[3] Lett. ap. Une fidélité qui génère l’avenir, (8 décembre 2025), 5.

[4] Cf. Benoît XVI, Lett. enc. Deus caritas est, (25 décembre 2005), 1.

[5] S. Augustin, De vera religione, XXXIX, 72 : CSSL 32, 234.

[6] François, Lett. ap. Patris corde (8 décembre 2020), 3.

[7] François, Exhort. ap. Christus vivit, (25 mars 2019), 248.

Pour mieux comprendre…

Deux dates : 6 et 8 mai 26
Deux rencontres – conférences – débat
Deux auteurs : Joël Pralong (6/5)
et James Alison (8/5)
En partenariat avec le SDCF, la CCL et la librairie Siloë

Journée Mondiale contre l’Homophobie ce 17 mai

Amnesty International définit l’homophobie comme ceci : « L’homophobie désigne toute attitude, acte ou législation fondés sur le rejet, le mépris ou la haine à l’encontre des personnes homosexuelles, qu’elles soient lesbiennes, gays, bisexuelles ou autres ou perçues comme telles. Elle peut être verbale, physique, psychologique ou institutionnelle et se manifeste aussi bien dans les interactions quotidiennes que dans les législations et politiques publiques. (…) C’est un rejet violent de l’homosexualité. Il repose sur des préjugés profondément enracinés qui présentent l’homosexualité comme “anormale”. L’homophobie prend des formes diverses : insultes, harcèlement, refus de soins ou de services, agressions, menaces, humiliations, et peuvent aller jusqu’au meurtre. »

Le Pape François a montré une volonté d’ouverture pastorale et d’accueil, tout en maintenant la doctrine traditionnelle de l’Église catholique sur la moralité des actes homosexuels. Il a fermement condamné les lois criminalisant l’homosexualité, les qualifiant d’« injustes » et affirmant que l’homosexualité n’est pas un crime. Malgré cela, des chrétiens et chrétiennes en souffrent tous les jours. Ils cherchent leur place dans la communauté chrétienne mais ont bien du mal parfois à y trouver un accueil digne de l’Evangile.

Le Service Diocésain des Couples et des Familles, la Communauté du Christ Libérateur et la Librairie Siloë
veulent attirer l’attention sur cette date importante en proposant deux événements complémentaires
les 6 et 8 mai prochains.

Ancien supérieur du séminaire de Sion (Suisse), le Père Joël Pralong est aujourd’hui chapelain de la basilique Notre-Dame de Valère (Sion). Il s’appuie sur son expérience de prêtre catholique et d’ancien infirmier en psychiatrie pour panser les blessés de la vie et leur ouvrir la porte de l’Église. Il a écrit de nombreux ouvrages sur l’affectivité, les suicides des jeunes, les adolescents, les abus, l’homosexualité, l’amour, la culpabilité…

Au gré de ses rencontres, le père Pralong a entendu la grande souffrance de nombreux homosexuels incompris « mal dans leur peau » et de leurs proches désemparés. S’interrogeant sur la façon dont le Christ les aurait accueillis, il s’est penché sur la question de leur place spécifique et unique dans la société et dans le cœur de Dieu. Il veut proposer à chacun un chemin de bonheur.

En partenariat avec la Librairie Siloë, il vient à notre rencontre pour présenter deux de ses livres : « Eglise et homosexualité : un accueil si difficile » et « Homos, trans, et Dieu les bénit ».

Cela se passera à l’Espace Prémontrés le
mercredi 6 mai prochain de 19:00 à 20:30.

James Alison est un théologien, prêtre catholique et auteur britannique, connu pour son approche constructive et pastorale de l’homosexualité au sein de l’Église.

Il utilise la théologie et la pensée de René Girard pour plaider en faveur de l’inclusion totale des personnes LGBT+. Il considère l’orientation sexuelle comme une variante non pathologique de la condition humaine, et non comme un désordre. Il prône une théologie de l’« après-ressentiment », encourageant les LGBT+ à accepter leur identité comme une partie de la création divine. Il consacre une grande partie de son travail à aider les catholiques LGBT à réconcilier leur foi et leur identité, notamment à travers des conférences et des Lettres aux jeunes catholiques gays.

Il sera notre invité ce 8 mai prochain pour une Conférence-Débat intitulée :
« La question LGBT dans l’Eglise ? Où en sommes-nous ? Où allons-nous ? »
Espace Prémontrés- Liège, 19:30-21:30.

Ce sera l’occasion de dialoguer avec le conférencier sur une meilleure compréhension de l’appel pour tous à s’épanouir dans la grâce de Dieu.

(Voir les détails pratiques d’inscription sur l’affiche jointe).

Édito

Qu’est-ce que cela change que Jésus soit ressuscité alors que des milliers de personnes vivent dans la terreur des bombes, du son des drones au-dessus de leurs toits ou des discours de ceux qui prônent la guerre sans jamais s’exposer au danger ?

Nous proclamons et célébrons Jésus ressuscité, vainqueur du mal et de la mort, toujours présent dans nos vies grâce à son Esprit envoyé pour dissiper toute peur et nous rendre missionnaire. Qu’est-ce que cela change dans ma vie ? Est-ce que cela a une réelle influence sur ce que je suis, ce que je fais, ce que je pense et ce que je dis ?

Ce qui change, c’est la force de l’espérance !

Oui, et j’y crois dur comme fer sinon tout est vain. Quand l’espoir fait défaut, l’espérance prend le relais… espérer contre toute logique, toute raison que l’être humain possède en lui une force et des ressources insoupçonnées ; celles d’essayer toujours de se relever, d’aller de l’avant, de reconstruire, de croire que du désordre peuvent naître la paix et la joie.

Mais cela ne va pas de soi, il ne suffit pas d’un claquement de doigt ou d’une volonté singulière.

Il faut toute une communauté pour porter cette espérance : des frères et sœurs d’espérance pour faire bouger les lignes, des alliés dans la foi pour changer les couleurs du monde, des supporters de la vie quand bien même elle serait moche, des personnes qui osent parler avec nuance mais conviction, des convaincus réalistes qui n’acceptent ni la fatalité ni la résignation, des David qui n’ont pas peur des Goliath parce qu’un feu intérieur les brûle… Des idéalistes ? Non des humains, juste des humains, des vivants envers et contre tout !

« (…) Jésus Christ n’est pas venu pour rendre l’humanité plus religieuse ou plus morale, mais pour la rendre plus humaine (…) l’Evangile ne vous brûle-t-il pas les doigts ? »[1]

Que l’espérance de Pâques illumine vos jours et vous porte sur tous les chemins où vous pourrez être semeurs.semeuses d’espérance !

Anne


[1] Paul de Tarse – L’enfant terrible du christianisme , Daniel Marguerat, Editions du Seuil 2023 p.421

Amoris Laetitia : 10 ans déjà !

Vous le savez, le 19 mars dernier marquait officiellement l’anniversaire des dix ans de promulgation de l’Exhortation Apostolique « Amoris Laetitia – La Joie de l’Amour ».

A cette occasion le Pape Léon s’est exprimé pour rappeler les richesses de ce texte toujours à découvrir. Retrouvez ici ses mots invitants.

A la fin de ce message, le pape Léon informe qu’il a décidé de « convoquer en octobre 2026 les présidents des conférences épiscopales du monde entier (…)» Bonne nouvelle ! Mais mieux encore : ne serait-il pas judicieux d’inviter également des acteurs de la pastorale familiale ainsi que des familles expérimentant (tant bien que mal) les richesses d’Amoris Laetitia ?

Vous ne connaissez pas Amoris Laetitia ?
Réécoutez deux émissions que nous lui avions consacré sur RCF Liège dans notre émission qui s’appelait alors « Aimer pour vivre » :

  • c’est par ici pour une présentation générale
  • et puis par là, pour entrer dans le chapitre IV : « L’amour ne passera pas ! »

De quoi parlons-nous ?

Pas toujours aisé de vivre la Semaine Sainte avec les enfants ou les petits-enfants… Et si nous racontions d’abord ? 

  • Redécouvrir la semaine sainte avec ce récit simplifié des grandes étapes à l’aide de Playmobil: arrivée de Jésus à Jérusalem, dernier repas, arrestation, crucifixion, mise au tombeau, résurrection.
  • 9 vignettes pour découvrir le Triduum pascal avec les enfants : un livret à télécharger et à feuilleter ensemble.

Gai, gai marions-nous !

A partir de ce mois d’avril, nous vous proposons de (re)découvrir notre brochure : « La préparation au mariage, orientations pour les acteurs pastoraux ». Editée en 2020, ses différents chapitres ont pour ambition de donner une meilleure connaissance du mariage chrétien et permettre un cheminement mutuel, joyeux et ouvert dans une réciprocité confiante et enrichissante  entre acteurs pastoraux ordonnés ou laïcs et fiancés.

Ce document est toujours disponible sur demande au Service des Couples et des Familles : sdcf@evechedeliege.be .

Se marier !
Tout un programme… aussi bien pour les fiancés que pour celles et ceux qu’ils croiseront tout au long de leur préparation au mariage. Le mariage, c’est beau, c’est grand, c’est fort… C’est pourquoi il faut s’y préparer. Dans cet accompagnement, les futurs mariés peuvent faire l’expérience d’une Eglise disponible, accueillante, souriante, persévérante , attentive, pédagogue… tout simplement aimante et bienveillante.

Cette brochure peut aider les acteurs pastoraux à se mettre au service de tous les couples qui viennent à eux, leur manifestant ainsi qu’ils ne sont pas seuls sur ce chemin, ni aujourd’hui, ni demain.

Se marie-t-on encore aujourd’hui ?

Premier constat : oui, mais de plus en plus tard, aux alentours de la trentaine, après quelques années de vie commune et alors qu’on est déjà parents. Le passage plus tardif à l’âge adulte, la précarité économique, une image floue de ce que peut apporter le futur, la peur du lien et de l’engagement sont sans doute des explications plausibles. Mais ne jugeons pas trop vite… et dans tous les cas, accueillons les candidats au mariage et réfléchissons avec eux.

Second constat : une maison a besoin de fondations, ainsi en va-t-il également du couple et de la famille qui en résulte. Or, aujourd’hui, ceux-ci reposent beaucoup plus sur le lien affectif qui unit les personnes que sur le lien institutionnel que posait le mariage. On est passé de « c’est mon mari donc je l’aime » à « je l’aime donc c’est mon compagnon ». L’enjeu ici est d’aider les couples à comprendre que, si le lien affectif est un puissant ressort, il est également précaire : il connaîtra des hauts et des bas, des pannes et des crises. Le sacrement du mariage renforce le lien conjugal, et les grâces qui en découlent aident à surmonter des passages difficiles. Encore faut-il prendre le temps d’en parler adéquatement.

Quoi qu’il en soit, impossible de préparer au mariage aujourd’hui comme on le faisait il y a trente, vingt ou même dix ans ! Dans les rencontres de préparation au mariage se croisent bien souvent des expériences très diverses. Si les accompagnateurs sont eux-mêmes mariés depuis vingt, trente ans, voire plus, ils ont forcément connu une société différente de celle d’aujourd’hui. Ils ont dû s’insérer dans la vie conjugale en passant par des étapes plus lentes et espacées. Les couples qui, aujourd’hui, prennent le temps de se préparer au mariage ne se situent pas dans la même progression ni la même temporalité.
Soyons donc cohérents et adaptons nos manières de faire sans démotivation !

Comment ?
Suite au prochain épisode où l’on parcourra les différentes facettes du mariage !

Prières

Prier en famille avec les enfants

Jésus, apprends-nous à partager
Avec un cœur léger
Tout rempli de ta joie.
Apprends-nous à aimer
Avec un cœur simple
Qui se donne tout entier.
Apprends-nous à prier
Avec un cœur pur
Tout brûlant de ton amour.

ques : Où est-il le Ressuscité ?

Où donc verra-t-on le Christ
sinon à travers des communautés rassemblées
pour célébrer sa mort et sa Résurrection
et la joie qui en jaillit pour le monde ?

Où donc entendra-t-on le Christ
sinon à travers des communautés
qui annoncent sa parole de libération
à travers des actes de pardon et de paix ?

Où donc brillera le visage du Christ
sinon à travers des communautés
vivant concrètement selon son Esprit
et pratiquant chaque jour son Evangile ?

Seigneur Jésus,
envoie-nous sur les chemins quotidiens !
Envoie-nous donner notre bienveillance,
accorder notre attention,
engager notre solidarité,
travailler pour la dignité,
prendre du temps pour la prière, et qu’ainsi
à travers notre existence menée selon l’Evangile,
apparaisse le Visage du Christ
pour nos frères de ce temps !

Bonne nouvelle !

Pour les chrétiens, Pâques représente la résurrection de Jésus-Christ, symbole de la victoire de la vie sur la mort et du passage des ténèbres à la lumière.

Dans nos vies, nous vivons beaucoup de passages qui sont autant de résurrections : passage des larmes au sourire, de la prostration au réveil, de la peur à la confiance, du mutisme à la prise de parole, du désir de vengeance au pardon, de la timidité à l’audace, de l’indifférence à la solidarité, … Ces quelques témoignages l’illustrent :

Retrouver la joie après l’épreuve : « Je l’ai retrouvée dans les petites choses de la vie »Comment retrouver la joie après un drame ? Est-ce possible ? Anne-Dauphine Julliand n’y croyait pas, mais elle l’a retrouvée dans les petites choses de la vie. Après le suicide de son fils, elle confie s’être dit qu’elle ne serait plus jamais heureuse. Mais « cet impossible est pourtant devenu possible ».

Alléger la peine, faire le premier pas… pour retrouver la soif de vivre.

Le Jour du Seigneur s’interroge sur le ressort de la foi face à la dépression. Comment traverser cette épreuve pour les malades ? Peut-elle devenir un chemin d’espérance ? Christophe André témoigne de sa propre expérience et son regard sur le sujet.

Eclats de résurrection ! 


« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; « et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11:25-26).

Jésus demande à Marthe si elle croit cela… Et nous, croyons-nous aux paroles de Jésus? Comme une vérité qui nous saisit, qui nous bouleverse, qui nous fait vivre, chaque jour. Croyons-nous que Jésus est notre vie, notre résurrection, et qu’il agit aujourd’hui et maintenant? Que cette vie et cette résurrection dont il parle ne peuvent pas être détruites par la mort, car il s’agit d’une autre vie que celle que nous voyons de nos yeux. D’une vie en plénitude, dans la paix et la joie de le connaître? Et cela, même au cœur de l’épreuve et de la souffrance …

“Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! » (Mc 15, 39). Un « païen », un étranger proclame une nouvelle image du Dieu « tout-puissant » : le Messie, le Fils de Dieu, c’est ce crucifié ! Il n’y a pas d’autre puissance que celle de l’amour qui va jusqu’au bout. Cet amour-là est impuissant à s’imposer, et ne peut que se proposer à la liberté des hommes, de tous les hommes.

Conférence-débat ce vendredi 8 mai à 19h30

LGBT & Église : On fait le point ?

Le 17 mai, c’est la Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie. L’objectif est simple mais essentiel : rappeler que tout le monde, peu importe son identité ou son orientation, a le droit de vivre libre et en sécurité. 

À cette occasion, on vous propose une soirée pour réfléchir, discuter et bouger les lignes.

🎤 La Conférence-Débat

On a la chance d’accueillir James Alison, prêtre et théologien, hyper engagé sur la place des personnes LGBT dans la foi catholique. Il vient spécialement pour échanger avec nous sur une question brûlante :

“La question LGBT dans l’Église : où en sommes-nous ? Où allons-nous ?” 

Pourquoi venir ?

  • Se former : Comprendre les enjeux actuels avec un expert.

  • Débattre : Poser tes questions sans tabou.

  • Dialoguer : Rencontrer des personnes et voir comment avancer ensemble vers plus d’inclusion.

📍 Infos pratiques (Save the date !)

  • 📅 Quand ? Vendredi 8 mai 2026 à 19h30.

  • 📍 Où ? Espace Prémontrés (Rue des Prémontrés 40, Liège).

  • 📝 Inscription : Toutes les infos sont dans l’affiche en pièce jointe via le QRCode ou l’email : sdcf@evechedeliege.be

Besoin d’un coup de main ? Aidez-nous à faire passer le message ! Partagez cette invitation sur vos réseaux, par mail ou de vive voix. Plus on est nombreux à discuter, plus on avance. 

On se voit là-bas ?