Agenda de l’été

Que faire cet été ?

Se ressourcer, vivre au ralenti, prendre le temps de la découverte de soi, des autres, de la prière, …
Découvrez les nombreux rendez-vous de cet été. Ça se passe en Belgique, à l’étranger, pour les tout jeunes, les 18-35 ans, les familles. Vous trouverez des retraites ressourçantes, inspirantes, des camps dynamiques, …
Bref, il y en a pour tous et tous les goûts ! A consulter sans modération !

« En famille, à la découverte … »
Depuis ce 19 juin 2026, le Service diocésain de la catéchèse vous propose un nouveau livret de la collection « En famille, à la découverte… » : une promenade à Stavelot, sur les traces de saint Remacle. Lire la suite




Dossier compilé par la pastorale des jeunes de Namur (Grand merci !)
Quelques-uns à épingler
Camp itinérant – 17+ans entre Eupen et Farnières (Ephata Don Bosco)
Université de l’été « Bâtir le bien commun » pour tout public du 10 au 12/7
Camp Laudato Si – tout public – 14/18/7 – Quartier Gallet (interdiocésain)
Camp chantier – 14-16 ans à Giel (France) (Ephata Don Bosco) – du 16 au 31/7
Exercices spirituels pour les 20-30 ans à Quartier Gallet (Jésuites) du 19 au 27/7
Camp vélo pour les 13-35 ans dans le Hainaut – du 28/7 au 2/8
Camp Ephata pour les familles à Farnières du 12 au 16/8
Camp musical pour les 8-20 ans à Spa-Nivezé (Foyer de la Charité) – du 17 au 21/8
Pèlerinage diocésain liégeois à Lourdes du 17 au 23/8 – Groupe ABC (16-30ans) – Amitiés 2000 (10-25 ans) – Cfr autres dates avec les diocèses francophones
Maredsous Sound Festival à Maredsous – 28 et 29/8

Mais aussi …
Camp Fnou (Mej) au Carmel de Mehagne pour les enfants de -12ans – du 19 au 25/7
Camp Jonas à La Pairelle du 5 au 11/7
Campobosco –pour les 13-25 ans – 18 au 22/8 – Ressins (Loire)

Quelques sites où trouver des propositions intéressantes
Les sessions de l’Emmanuel, à Paray-le-Monial (France). Diverses formules possibles.
Retraites spirituelles à divers endroits en France, des séjours proposés par la Communauté du Chemin Neuf de France
Rencontres des familles à Taizé (France), à vivre en famille
Cana famille, une semaine à vivre en famille (France)

Profitez de l’été pour découvrir ou approfondir en famille la spiritualité ignatienne: découvrir les propositions d’été des Jésuites à vivre en France.

En famille, à la découverte …

Depuis ce 19 juin 2026, le Service diocésain de la catéchèse vous propose un nouveau livret de la collection « En famille, à la découverte… » : une promenade à Stavelot, sur les traces de saint Remacle.

D’autres carnets existent déjà :  la Collégiale de Huy, le parc du Val-Dieu, le sanctuaire de Banneux, le Calvaire de Moresnet-Chapelle et la Cathédrale de Liège.

Cette collection vise à soutenir les familles dans la découverte de la foi à travers des moments simples du quotidien lors de visites de lieux de notre diocèse. Chaque livret transforme une balade en une expérience de découverte, de partage et de prière, accessible à tous les âges. Il vous permettra également de profiter de la fraîcheur de certains bâtiments.

Les livrets sont disponibles en format papier sur place à l’accueil des sites ou téléchargeables ICI ou sur le site www.annoncerlevangile.be

Bonne découverte !

Les rendez-vous du SDCF

11 novembre : Journée d’accueil pour les personnes séparées/divorcées/en nouvelle union.
« Il y a toujours un chemin … » avec Paul Scolas, prêtre du diocèse de Tournai, théologien.





1er décembre : journée mondiale de lutte contre le sida. Chaque année, une veillée de prière œcuménique est organisée conjointement avec notre service des Couples et des familles (SDCF), la CCL (Communauté du Christ Libérateur) et des pasteurs. Cette année, elle aura lieu le 1er décembre à 19h à la collégiale Ste Ode, place Ste Ode, à Amay (près de la gare).

6 février 27 : journée pour les personnes divorcées et en nouvelle union.
Cette journée, construite en interdiocésain à la rentrée, se vivra en diocèse, à l’Espace Prémontrés (40, rue des Prémontrés, Liège – ancien séminaire) en présence de notre évêque, Jean-Pierre Delville.
Plus d’infos à la rentrée.

13 février : « A deux dans le tourbillon de la vie ! » ou la journée pour les couples. C’est l’occasion de se faire le cadeau, de se donner du temps en couple. Ce moment se voudra créatif, ressourçant, (ré)engageant au travers de différents ateliers tout au long de la journée. Adresse : Chaityfontaine, Pepinster.
Plus d’infos à la rentrée.

15 mai en matinée : le groupe « Foi et Homosexualité » du SDCF (Service des couples et familles) a invité deux des co-fondatrices de l’association « Reconnaissance ». C’est une association chrétienne de parents et proches de personnes homosexuelles dont fait partie Florence Euverte qui a co-dirigé le livre collectif « Homos et cathos » (en vente chez Siloë).


Préparation au mariage : 3 rendez-vous proposés à l’Espace Prémontrés (40, rue des Prémontrés, 4000 Liège (ancien séminaire) :
Soit samedi 16 janvier de 9h à 12h30
Soit samedi 20 mars de 9h à 12h30
Soit deux soirées, les mardis 13 ET 20 avril de 19h à 21h30 (session en deux soirées).

PROPOSITION DE NOTRE SERVICE :
nous sommes disponibles pour nous déplacer en doyenné, en UP pour animer un moment (une après-midi, une matinée, une soirée) avec des futurs mariés. Contact

Cercles de parole pour les proches, les familles de personnes homosexuelles qui ont besoin de trouver des oreilles bienveillantes, non jugeantes, pour se déposer, oser poser des questions,…
Rendez-vous tous les 3e jeudis du mois à partir de septembre, dans un lieu neutre, La Porte Ouverte, 27A rue Cathédrale, 4000 Liège.
17/9; 15/10; 19/11; 17/12; 21/1/27; 18/2; 18/3; 15/4; 20/5; 17/6.

Journée des Grands-Parents

Journée mondiale des Grands-Parents
et des Personnes Agées ce 26 juillet 2027

Pour cette 6e journée, Léon XIV exhorte à ne pas les oublier.

Chaque année, le pape nous invite à mettre les grands-parents et les personnes âgées à l’honneur. Instituée en 2021 par le Pape François pour souligner leur valeur dans la société, elle aura lieu cette année le dimanche 26 juillet, mémoire liturgique des saints Joachim et Anne, et aura pour thème: «Moi, je ne t’oublierai jamais» (Is 49,15). Ce sera l’occasion au coeur de l’été de se réjouir de leur présence, de les entourer, de prier avec eux et pour eux, de passer un beau moment de proximité et de joie ! Il y a bien des façons d’honorer cette belle fête : le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie en fait la promotion en mettant à disposition des instruments pastoraux. Voyez donc le kit pastoral préparé à cette intention.

Que trouve-t-on dans ce kit pastoral ?

  • le message du Cardinal Farell, préfet du Dicastère pour les Laïcs la Famille et la Vie ;
  • La prière des grands-parents et des personnes âgées pour cette 6ème édition de la journée ;
  • Au cours de cette année, le Dicastère a promu divers moments de réflexion au cours desquels des experts de différentes parties du monde se sont confrontés sur la pastorale des personnes âgées. Sur le site du Dicastère, il est possible de trouver tous les documents produits lors des événements. Suivre les liens…
  • Des indications pastorales : il nous est proposé que la célébration de la Journée s’articule – comme d’habitude – autour de deux actions fondamentales: la célébration d’une liturgie eucharistique dédiée aux personnes âgées et la visite aux personnes âgées seules de notre communauté.
  • Des indications pour la préparation de cette journée avec les personnes âgées mais aussi avec les jeunes !
  • Des suggestions pour la prière des fidèles.
  • Une bénédiction finale.

Découvrez le message du pape Léon XIV à l’occasion de la 6ème Journée des grands-parents et des personnes âgées.

Qui étaient Anne et Joachim ?
Aussi incroyable que cela paraisse compte tenu d’une grande dévotion, dans le Nouveau Testament, rien n’est dit d’Anne et de Joachim, les grands-parents de Jésus. Vous en apprendrez plus ici

L’objectif des Grands-Veilleurs est de venir soutenir la mission des grands-parents, dans un esprit positif et engagé, en prenant appui sur la joie et l’émerveillement partagés avec leurs petits-enfants.

Par le moyen d’un site internet et d’une Newsletter qui paraît toutes les 3 semaines, sont proposées des ressources pour nourrir la relation avec leurs petits-enfants jusqu’à l’adolescence.

Agenda de l’année pastorale 26-27

L‘évangile de Saint Jean comme vous ne l’avez jamais entendu !
La Compagnie du Logos de Bordeaux nous enchantera les oreilles en proclamant la Parole de Dieu, accompagné de musique.
Ce spectacle interactif sera proposé aux étudiants des écoles de la région liégeoise à Visé (8/10) et à St Barthélemy (9/10).
Il sera joué pour le public à St Barthélemy le vendredi 9/10 à 20h
et à Banneux le dimanche 11/10 à 17h30

La newsletter du diocèse de Liège a compilé toute une série d’événements pour l’été (Te Deum [21/7] ou exposition « Tapis de passage » à la cathédrale[juillet & août], eucharistie à l’occasion de la fête de sainte Julienne [7/8 à 18h] à Cornillon, etc.)
et l’année pastorale 2026-2027 pour le diocèse de Liège.

L’agenda de Cathobel propose aussi de très nombreux événements durant l’année pastorale en Belgique francophone.

26 avril : journée mondiale de prière pour les vocations

Message du pape Léon XIV pour la 63e Journée mondiale de prière pour les vocations pour le 4e dimanche de Pâques, le 26 avril 2026 :  « La découverte intérieure du don de Dieu ».

Chers frères et sœurs, très chers jeunes !

Guidés et protégés par Jésus Ressuscité, nous célébrons, en ce quatrième dimanche de Pâques, appelé “dimanche du Bon Pasteur”, la 63e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. C’est une occasion de grâce de pouvoir partager quelques réflexions sur la dimension intérieure de la vocation, comprise comme la découverte du don gratuit de Dieu qui fleurit au plus profond du cœur de chacun de nous. Parcourons donc ensemble le chemin d’une vie vraiment belle, que le Pasteur nous indique !

Le chemin de la beauté

Dans l’Évangile de Jean, Jésus se définit littéralement comme le “beau berger” (ὁ ποιμὴν ὁ καλός) ( Jn 10, 11). Cette expression désigne un berger parfait, authentique, exemplaire, car il est prêt à donner sa vie pour ses brebis, manifestant ainsi l’amour de Dieu. C’est le Pasteur qui fascine : ceux qui le regardent découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit. Pour connaître cette beauté, les yeux du corps ou les critères esthétiques ne suffisent pas : il faut la contemplation et l’intériorité. Seulement celui qui s’arrête, écoute, prie et accueille son regard, peut dire avec confiance : « Je lui fais confiance, avec Lui la vie peut être vraiment belle, je veux parcourir le chemin de cette beauté ». Et le plus extraordinaire, c’est qu’en devenant ses disciples, nous devenons à notre tour “beaux” : sa beauté nous transfigure. Comme l’écrit le théologien Pavel Florenskij, l’ascèse ne crée pas l’homme “bon”, mais l’homme “beau” [1]. En effet, outre la bonté, ce qui distingue les saints, c’est la beauté spirituelle lumineuse qui rayonne de ceux qui vivent en Christ. Ainsi, la vocation chrétienne se révèle dans toute sa profondeur : participer à sa vie, partager sa mission, rayonner de sa propre beauté.

Cette communication intérieure de vie, de foi et de sens fut aussi l’expérience de saint Augustin qui, dans le troisième livre des Confessions, tout en déclarant et en confessant ses péchés et ses erreurs de jeunesse, reconnaît Dieu « plus intime que toute mon intimité » [2]. Au-delà de la conscience de soi, il découvre la beauté de la lumière divine qui le guide dans l’obscurité. Augustin perçoit la présence de Dieu au plus profond de son âme, ce qui implique d’avoir compris et vécu l’importance de prendre soin de son intériorité comme espace de relation avec Jésus, comme moyen d’expérimenter la beauté et la bonté de Dieu dans sa propre vie.

Cette relation se construit dans la prière et le silence et, si elle est cultivée, elle nous ouvre à la possibilité d’accueillir et de vivre le don de la vocation, qui n’est jamais une imposition ou un schéma préétabli auquel il suffit d’adhérer, mais un projet d’amour et de bonheur. Le soin de l’intériorité : c’est de là qu’il est urgent de repartir dans la pastorale des vocations et dans l’engagement toujours renouvelé de l’évangélisation.

Dans cet esprit, j’invite tout le monde – familles, paroisses, communautés religieuses, évêques, prêtres, diacres, catéchistes, éducateurs et fidèles laïcs – à s’engager toujours plus à créer des contextes favorables afin que ce don puisse être accueilli, nourri, préservé et accompagné pour porter des fruits abondants. Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir, devenant un chemin de bonheur et de salut pour chacun et pour le monde. En nous engageant sur la voie que Jésus, le beau Pasteur, nous indique, apprenons alors à mieux nous connaître nous-mêmes et à connaître de plus près Dieu qui nous a appelés.

Connaissance réciproque

« Le Seigneur de la vie nous connaît et éclaire notre cœur de son regard d’amour » [3]. En effet, toute vocation ne peut que commencer par la conscience et l’expérience d’un Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 16) : Il nous connaît profondément, il a compté les cheveux de notre tête (cf. Mt 10, 30) et il a pensé pour chacun un chemin unique de sainteté et de service. Cette connaissance, cependant, doit toujours être réciproque : nous sommes invités à connaître Dieu à travers la prière, l’écoute de la Parole, les sacrements, la vie de l’Église et le don de soi à nos frères et sœurs. Comme le jeune Samuel qui, dans la nuit, peut-être de manière inattendue, a entendu la voix du Seigneur et a appris à la reconnaître avec l’aide d’Élie (cf. 1 Sam 3, 1-10), de même nous devons créer des espaces de silence intérieur pour percevoir ce que le Seigneur a dans son cœur pour notre bonheur. Il ne s’agit pas d’un savoir intellectuel abstrait ou d’une connaissance savante, mais d’une rencontre personnelle qui transforme la vie [4]. Dieu habite notre cœur : la vocation est un dialogue intime avec Lui qui nous appelle – malgré le bruit parfois assourdissant du monde – en nous invitant à répondre avec une joie et une générosité authentiques.

« Noli foras ire, in te ipsum redi, in interiore homine habitat veritas – Ne sors pas de toi-même, reviens à toi-même, la Vérité habite dans l’homme intérieur » [5]. Saint Augustin nous rappelle encore combien il est important d’apprendre à s’arrêter, à construire des espaces de silence intérieur pour pouvoir écouter la voix de Jésus-Christ.

Chers jeunes, écoutez cette voix ! Écoutez la voix du Seigneur qui vous invite à vivre une vie pleine, épanouie, en mettant à profit vos talents (cf. Mt 25, 14-30) et en clouant à la Croix glorieuse du Christ vos limites et vos faiblesses. Arrêtez-vous donc pour l’adoration eucharistique, méditez assidûment la Parole de Dieu pour la vivre chaque jour, participez activement et pleinement à la vie sacramentelle et ecclésiale. De cette manière, vous connaîtrez le Seigneur et, dans l’intimité propre à l’amitié, vous découvrirez comment vous donner vous-mêmes, dans la voie du mariage, ou du sacerdoce, ou du diaconat permanent, ou dans la vie consacrée, religieuse ou séculière : chaque vocation est un don immense pour l’Église et pour celui qui l’accueille avec joie. Connaître le Seigneur signifie avant tout apprendre à lui faire confiance, ainsi qu’à sa Providence, qui surabonde en chaque vocation.

Confiance

De la connaissance naît la confiance, attitude qui est fille de la foi, essentielle tant pour accueillir la vocation que pour persévérer dans celle-ci. La vie, en effet, se révèle comme une confiance et un abandon continus au Seigneur, même lorsque ses plans bouleversent les nôtres.

Pensons à saint Joseph qui, malgré le mystère inattendu de la maternité de la Vierge, s’en remet au rêve divin et accueille Marie et l’Enfant avec un cœur obéissant (cf. Mt 1, 18-25 ; 2, 13-15). Joseph de Nazareth est une icône de la confiance totale dans le dessein de Dieu : il fait confiance même lorsque tout autour de lui ne semble qu’être ténèbres et négativité, lorsque les choses semblent aller dans une direction opposée à celle prévue. Il fait confiance et s’en remet, certain de la bonté et de la fidélité du Seigneur. « Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son “ fiat”, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani » [6].

Comme nous l’a enseigné le Jubilé de l’Espérance, il convient de cultiver une confiance ferme et stable dans les promesses de Dieu, sans jamais céder au désespoir, en surmontant les peurs et les incertitudes, certains que le Ressuscité est le Seigneur de l’histoire du monde et de notre histoire personnelle : Il ne nous abandonne pas dans les heures les plus sombres, mais vient dissiper toutes nos ténèbres par sa lumière. Et c’est précisément grâce à la lumière et à la force de son Esprit, même à travers les épreuves et les crises, que nous pouvons voir notre vocation mûrir, refléter de plus en plus la même beauté de Celui qui nous a appelés, une beauté faite de fidélité et de confiance, malgré les blessures et les chutes.

Maturation

La vocation, en effet, n’est pas un objectif statique, mais un processus dynamique de maturation, favorisé par l’intimité avec le Seigneur : rester avec Jésus, laisser agir l’Esprit Saint dans nos cœurs et dans les situations de la vie, et tout relire à la lumière du don reçu, tout cela signifie grandir dans la vocation.

Comme la vigne et les sarments (cf. Jn 15, 1-8), toute notre existence doit s’établir dans un lien fort et essentiel avec le Seigneur, afin de devenir une réponse toujours plus pleine à son appel, à travers les épreuves et les coupes nécessaires. Les “lieux” où se manifeste le plus la volonté de Dieu et où l’on fait l’expérience de son amour infini sont souvent les liens authentiques et fraternels que nous sommes capables d’établir au cours de notre vie. Comme il est précieux d’avoir un guide spirituel sûr qui accompagne la découverte et le développement de notre vocation ! Combien sont importants le discernement et la vérification à la lumière du Saint-Esprit, afin qu’une vocation puisse se réaliser dans toute sa beauté.

La vocation n’est donc pas une possession immédiate, quelque chose qui est “donné” une fois pour toutes : c’est plutôt un chemin qui se développe de manière analogue à la vie humaine, dans lequel le don reçu, en plus d’être préservé, doit se nourrir d’une relation quotidienne avec Dieu pour pouvoir grandir et porter ses fruits. « Cela est important, parce qu’elle place notre vie face à Dieu qui nous aime, et qu’elle nous permet de comprendre que rien n’est le fruit d’un chaos privé de sens, mais que tout peut être intégré sur un chemin de réponse au Seigneur qui a un plan magnifique pour nous » [7].

Chers frères et sœurs, très chers jeunes, je vous encourage à cultiver votre relation personnelle avec Dieu à travers la prière quotidienne et la méditation de sa Parole. Arrêtez-vous, écoutez, confiez-vous : de cette manière, le don de votre vocation mûrira, vous rendra heureux et portera des fruits abondants pour l’Église et pour le monde.

Que la Vierge Marie, modèle d’accueil intérieur du don divin et maîtresse de l’écoute priante, vous accompagne toujours sur ce chemin !

Du Vatican, le 16 mars 2026

LÉON PP. XIV

____________________________

[1] « L’ascèse ne crée pas l’homme “bon”, mais l’homme beau, et la caractéristique distinctive des saints n’est pas du tout la “bonté”, qui peut également être présente chez des personnes charnelles et très pécheresses, mais la beauté spirituelle, la beauté éblouissante de la personne lumineuse et rayonnante, absolument inaccessible à l’homme grossier et charnel » (P. Florenskij, La colonne et le fondement de la vérité, Rome 1974, 140-141).

[2] S. Augustin, Conf., III, 6, 11 : CSEL 33, 53.

[3] Lett. ap. Une fidélité qui génère l’avenir, (8 décembre 2025), 5.

[4] Cf. Benoît XVI, Lett. enc. Deus caritas est, (25 décembre 2005), 1.

[5] S. Augustin, De vera religione, XXXIX, 72 : CSSL 32, 234.

[6] François, Lett. ap. Patris corde (8 décembre 2020), 3.

[7] François, Exhort. ap. Christus vivit, (25 mars 2019), 248.

Pour mieux comprendre…

Deux dates : 6 et 8 mai 26
Deux rencontres – conférences – débat
Deux auteurs : Joël Pralong (6/5)
et James Alison (8/5)
En partenariat avec le SDCF, la CCL et la librairie Siloë

Journée Mondiale contre l’Homophobie ce 17 mai

Amnesty International définit l’homophobie comme ceci : « L’homophobie désigne toute attitude, acte ou législation fondés sur le rejet, le mépris ou la haine à l’encontre des personnes homosexuelles, qu’elles soient lesbiennes, gays, bisexuelles ou autres ou perçues comme telles. Elle peut être verbale, physique, psychologique ou institutionnelle et se manifeste aussi bien dans les interactions quotidiennes que dans les législations et politiques publiques. (…) C’est un rejet violent de l’homosexualité. Il repose sur des préjugés profondément enracinés qui présentent l’homosexualité comme “anormale”. L’homophobie prend des formes diverses : insultes, harcèlement, refus de soins ou de services, agressions, menaces, humiliations, et peuvent aller jusqu’au meurtre. »

Le Pape François a montré une volonté d’ouverture pastorale et d’accueil, tout en maintenant la doctrine traditionnelle de l’Église catholique sur la moralité des actes homosexuels. Il a fermement condamné les lois criminalisant l’homosexualité, les qualifiant d’« injustes » et affirmant que l’homosexualité n’est pas un crime. Malgré cela, des chrétiens et chrétiennes en souffrent tous les jours. Ils cherchent leur place dans la communauté chrétienne mais ont bien du mal parfois à y trouver un accueil digne de l’Evangile.

Le Service Diocésain des Couples et des Familles, la Communauté du Christ Libérateur et la Librairie Siloë
veulent attirer l’attention sur cette date importante en proposant deux événements complémentaires
les 6 et 8 mai prochains.

Ancien supérieur du séminaire de Sion (Suisse), le Père Joël Pralong est aujourd’hui chapelain de la basilique Notre-Dame de Valère (Sion). Il s’appuie sur son expérience de prêtre catholique et d’ancien infirmier en psychiatrie pour panser les blessés de la vie et leur ouvrir la porte de l’Église. Il a écrit de nombreux ouvrages sur l’affectivité, les suicides des jeunes, les adolescents, les abus, l’homosexualité, l’amour, la culpabilité…

Au gré de ses rencontres, le père Pralong a entendu la grande souffrance de nombreux homosexuels incompris « mal dans leur peau » et de leurs proches désemparés. S’interrogeant sur la façon dont le Christ les aurait accueillis, il s’est penché sur la question de leur place spécifique et unique dans la société et dans le cœur de Dieu. Il veut proposer à chacun un chemin de bonheur.

En partenariat avec la Librairie Siloë, il vient à notre rencontre pour présenter deux de ses livres : « Eglise et homosexualité : un accueil si difficile » et « Homos, trans, et Dieu les bénit ».

Cela se passera à l’Espace Prémontrés le
mercredi 6 mai prochain de 19:00 à 20:30.

James Alison est un théologien, prêtre catholique et auteur britannique, connu pour son approche constructive et pastorale de l’homosexualité au sein de l’Église.

Il utilise la théologie et la pensée de René Girard pour plaider en faveur de l’inclusion totale des personnes LGBT+. Il considère l’orientation sexuelle comme une variante non pathologique de la condition humaine, et non comme un désordre. Il prône une théologie de l’« après-ressentiment », encourageant les LGBT+ à accepter leur identité comme une partie de la création divine. Il consacre une grande partie de son travail à aider les catholiques LGBT à réconcilier leur foi et leur identité, notamment à travers des conférences et des Lettres aux jeunes catholiques gays.

Il sera notre invité ce 8 mai prochain pour une Conférence-Débat intitulée :
« La question LGBT dans l’Eglise ? Où en sommes-nous ? Où allons-nous ? »
Espace Prémontrés- Liège, 19:30-21:30.

Ce sera l’occasion de dialoguer avec le conférencier sur une meilleure compréhension de l’appel pour tous à s’épanouir dans la grâce de Dieu.

(Voir les détails pratiques d’inscription sur l’affiche jointe).

Édito

Qu’est-ce que cela change que Jésus soit ressuscité alors que des milliers de personnes vivent dans la terreur des bombes, du son des drones au-dessus de leurs toits ou des discours de ceux qui prônent la guerre sans jamais s’exposer au danger ?

Nous proclamons et célébrons Jésus ressuscité, vainqueur du mal et de la mort, toujours présent dans nos vies grâce à son Esprit envoyé pour dissiper toute peur et nous rendre missionnaire. Qu’est-ce que cela change dans ma vie ? Est-ce que cela a une réelle influence sur ce que je suis, ce que je fais, ce que je pense et ce que je dis ?

Ce qui change, c’est la force de l’espérance !

Oui, et j’y crois dur comme fer sinon tout est vain. Quand l’espoir fait défaut, l’espérance prend le relais… espérer contre toute logique, toute raison que l’être humain possède en lui une force et des ressources insoupçonnées ; celles d’essayer toujours de se relever, d’aller de l’avant, de reconstruire, de croire que du désordre peuvent naître la paix et la joie.

Mais cela ne va pas de soi, il ne suffit pas d’un claquement de doigt ou d’une volonté singulière.

Il faut toute une communauté pour porter cette espérance : des frères et sœurs d’espérance pour faire bouger les lignes, des alliés dans la foi pour changer les couleurs du monde, des supporters de la vie quand bien même elle serait moche, des personnes qui osent parler avec nuance mais conviction, des convaincus réalistes qui n’acceptent ni la fatalité ni la résignation, des David qui n’ont pas peur des Goliath parce qu’un feu intérieur les brûle… Des idéalistes ? Non des humains, juste des humains, des vivants envers et contre tout !

« (…) Jésus Christ n’est pas venu pour rendre l’humanité plus religieuse ou plus morale, mais pour la rendre plus humaine (…) l’Evangile ne vous brûle-t-il pas les doigts ? »[1]

Que l’espérance de Pâques illumine vos jours et vous porte sur tous les chemins où vous pourrez être semeurs.semeuses d’espérance !

Anne


[1] Paul de Tarse – L’enfant terrible du christianisme , Daniel Marguerat, Editions du Seuil 2023 p.421

Amoris Laetitia : 10 ans déjà !

Vous le savez, le 19 mars dernier marquait officiellement l’anniversaire des dix ans de promulgation de l’Exhortation Apostolique « Amoris Laetitia – La Joie de l’Amour ».

A cette occasion le Pape Léon s’est exprimé pour rappeler les richesses de ce texte toujours à découvrir. Retrouvez ici ses mots invitants.

A la fin de ce message, le pape Léon informe qu’il a décidé de « convoquer en octobre 2026 les présidents des conférences épiscopales du monde entier (…)» Bonne nouvelle ! Mais mieux encore : ne serait-il pas judicieux d’inviter également des acteurs de la pastorale familiale ainsi que des familles expérimentant (tant bien que mal) les richesses d’Amoris Laetitia ?

Vous ne connaissez pas Amoris Laetitia ?
Réécoutez deux émissions que nous lui avions consacré sur RCF Liège dans notre émission qui s’appelait alors « Aimer pour vivre » :

  • c’est par ici pour une présentation générale
  • et puis par là, pour entrer dans le chapitre IV : « L’amour ne passera pas ! »

De quoi parlons-nous ?

Pas toujours aisé de vivre la Semaine Sainte avec les enfants ou les petits-enfants… Et si nous racontions d’abord ? 

  • Redécouvrir la semaine sainte avec ce récit simplifié des grandes étapes à l’aide de Playmobil: arrivée de Jésus à Jérusalem, dernier repas, arrestation, crucifixion, mise au tombeau, résurrection.
  • 9 vignettes pour découvrir le Triduum pascal avec les enfants : un livret à télécharger et à feuilleter ensemble.